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title: "Croisements laitiers, à chacun ses envies"
description: "Le croisement laitier gagne du terrain : plus de rusticité, fertilité et rentabilité pour les troupeaux grâce à l’effet d’hétérosis."
url: "https://progenes.fr/articles/croisements-laitiers-a-chacun-ses-envies"
category: "Techniques Génétique pâturante"
author: "Laëtitia GOMES DA SILVA"
published_at: "2019-09-15T09:27:36.504Z"
updated_at: "2025-10-13T15:45:34.229Z"
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# Croisements laitiers, à chacun ses envies

> Le croisement laitier gagne du terrain : plus de rusticité, fertilité et rentabilité pour les troupeaux grâce à l’effet d’hétérosis.

Les fameuses noires à tête blanche, nos Holstein tachetées façon normande ou encore les non identifiées issues d’un mélange de trois races, les **croisements laitiers** se sont bel et bien implantés au sein de plusieurs étables. Bien que l’élevage conventionnel commence à l’adopter, les **systèmes pâturants** sont les plus demandeurs de ces nouvelles races. **Mais pourquoi et comment cela fonctionne ?**

Depuis quelques années, la Holstein remet en question sa place de monopole au sein des troupeaux laitiers. Manque de fertilité, trop fragile, pas assez rustique, les défauts de la Holstein semblent de plus en plus dérangeants, notamment au sein des **troupeaux pâturants**. En effet, ces troupeaux demandent de la rusticité, une bonne valorisation de l’herbe et les éleveurs cherchent majoritairement des **vaches discrètes** sans problème. Mais comment remédier à cela sans mettre le troupeau à la porte et tout recommencer à zéro ? C’est à cet instant que le **croisement** est entré peu à peu dans les meurs.

## Transmettre rapidement les critères d’une nouvelle race grâce à l’effet d’hétérosis

L’IDELE définit l’**hétérosis** comme *« un effet spécifique du croisement entre deux races (ou lignées) différentes. En pratique cet effet se traduit pour les animaux croisés par des performances supérieures à la moyenne de leurs deux races parentales. Ce "bonus", premier bénéfice attendu du croisement, est, en pourcentage, variable selon les caractères. Il est souvent plus important pour des caractères peu héritables tels les aptitudes fonctionnelles. »* En effet, l’**hétérosis** permet de bénéficier des atouts de deux races dès la première génération F1. Par exemple :

- **Holstein x Montbéliarde** = une quantité de lait correct, des taux légèrement supérieurs, des membres moins sujets aux infections : On reste sur une **race laitière en la rendant plus rustique**
- **Holstein x Jersiais** = Beaucoup de qualité dans le lait, des vaches qui durent dans le temps, une agressivité au pâturage = **Une vache beaucoup moins laitière mais qui produit de la qualité et valorise très bien le pâturage au fils des lactations.**

Vous comprenez donc bien que le **croisement laitier** se fait selon les objectifs de l’éleveur. On choisit la race de croisement selon les caractéristiques qu’elle présente. Si l’éleveur cherche des taux, rien de tel que la **Jersiaise** ! Plus de rusticité mais en gardant une quantité de lait semblable ? Optez pour la Montbéliarde ! Chacun ses envies, le **croisement laitier** offre une **large marge de main d’œuvre**.

## Mais économiquement, quels sont les résultats ?

Inévitablement, les croisements laitiers étant divers et variés, les résultats économiques sont approximatifs.

Mais l’IDELE estime les variations suivantes :

- +20 à +100€ de Marge Brute / Vache présente /an
- A volume constant : +5 à +13€/1000L/an
- -0,5 intervention par Vache présente/an

Ces résultats montrent parfaitement l’intérêt du **croisement laitier**. On peut y ajouter « meilleure valorisation de l’herbe », « plus durable dans le temps », « moins de gestion ». D’ailleurs, prenez une table d’indexation néo-zélandaise et vous y trouverez des index très parlants tels que « l’adaptabilité », « le management » ou encore « le tempérament ».

Le **croisement laitier** a donc su faire ses preuves autant sur le plan **économique** que **pratique**. Cette nouvelle méthode prend ses marques en France, mais est implantée depuis des années à l’étranger particulièrement en **Nouvelle Zélande** (plus de 50% de vaches croisées selon [DairyNZ](https://dairynz.co.nz)) ou encore au **Pays-Bas** (12,2% de vaches croisées selon [CRV JAARSTATISTIEKEN](https://www.crv4all.nl)).

Chez **Progènes**, on vous propose une [**gamme Néo-Zélandaise**](https://progenes.fr/taureaux/genetique-paturante.md) issue de la coopérative [LIC](https://lic.co.nz) basée en Nouvelle Zélande. **A vous de faire vos choix**, mais pour les Néo-Zélandais c'est par [ici ->](https://progenes.fr/taureaux/genetique-paturante.md)

